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Qui est Philippe Lhoas ?

Philippe_Lhoas

J’habite à Leignon (Ciney), plus précisément Corbion, un hameau de 50 maisons dans la capitale du Condroz. C’est là que j’ai développé mon activité depuis de nombreuses années. Je fête mes 22 ans comme indépendant !

Mais l’histoire a commencé il y a bien plus longtemps. Je vais remonter à l’époque où la graine de jardinier est née en moi. J’étais gamin ! Je vivais dans une cellule familiale où ce n’était pas facile ! Mon père était handicapé de la vue et la vie était dure. Mon frère et moi faisions le très grand jardin familial. Ensuite, nous avons récupéré les jardins des voisins. Un autre et encore un autre, pour finir par faire les jardins de toute la rue. Nous faisions les petits travaux de tailles de haies, aux ciseaux à mains ! Nous faisions aussi la préparation du sol à la bêche ! Les outils à moteur existaient à peine ! Quelle époque!! J’étais fait pour vivre au rythme de la terre… J’ai ensuite décidé d’aller m’inscrire à l’école horticole de Gembloux pour faire mes techniques.

Qu’est-ce qui vous a poussé à continuer ?

La réussite ! J’ai alors entrepris de commencer un graduat option horticulture tout en ayant en tête le métier d’indépendant. Parallèlement à ce gradua, j’ai obtenu un diplôme postuniversitaire à Ath en expertise agronomique. En même temps, je décroche des petits boulots de jobistes et je commence aussi des activités de maraîchages. En sortant de l’école, une fois terminé, difficile de se lancer à son compte, question finance. Débute alors ma carrière comme employé. D’abord chef de culture aux serres de Tihange, ensuite à Corbais chez Hennicot. Mais l’envie de devenir indépendant était trop forte et me démangeait. J’ai donc commencé à acheter mes premiers outils et mes premières machines.

Comment vous êtes vous lancé en tant qu’entrepreneur ?

J’ai commencé après journée à titre complémentaire. Mais tout de suite, j’ai été débordé vu la demande. Après deux ans, je me suis alors lancé « enfin » à mon compte à temps plein. À l’époque, pendant les premières années, j’ai été aidé par une équipe d’entrepreneurs régionaux pour m’aider à accomplir les différentes tâches quotidiennes.

Aujourd’hui, comment faites-vous ? Êtes-vous seul ?

Non. À l’heure actuelle, en plus de mon épouse et moi-même, nous comptons trois ouvriers qualifiés à temps plein. Et un quatrième sera bientôt envisagé. Nous avons régulièrement des stagiaires ainsi que des étudiants. Plus d’une fois, j’ai embauché des apprentis, mais malheureusement cela n’a pas été concluant. J’ai opté pour un travail de soin et de qualité. C’est important pour l’image de la société. J’ai fait appel à des ouvriers qualifiés ainsi qu’à un chef d’équipe. Ces derniers doivent savoir tout faire à tout moment, ils doivent travailler avec minutie et perfection. Le tout en respectant les règles de l’art du métier. Ils doivent être polyvalents. Ils peuvent commencer la journée en entretient pour la terminée en création. Chaque chantier petit soit il peut apporter un travail beaucoup plus important par la suite.

L’organisation et la gestion de votre entreprise prend du temps et de l’engagement ?

Le bouche-à-oreilles remplit le planning à 90%. Les 10% restant est comblé avec les foires, les salons, les portes ouvertes ainsi que la publicité. Je fais appels à cette derrière rarement vu les coups élevés. J’ai toujours opté pour un outillage à la pointe. À l’atelier, tout est rangé et entretenu. Le matériel doit être utilisable à tout moment. C’est au coffre à outils que l’on reconnait les bons ! La gestion des clients, les devis, la facturation, les commandes de fournitures demandent deux heures tous les jours. J’effectue ses tâches tôt au matin, au calme, frais, bien reposé de la fatigue de la veille.

Comment s’adapter en tant qu’entrepreneur, en tant que patron d’une société ?

L’entreprise propose un programme complet pour ces clients et leurs jardins. Du plan d’étude au devis, de la création à l’entretien, de A à Z quoi ! Il y a quelques années, l’entretien prenait 2/3 de notre temps. Depuis plusieurs années, cela, c’est inversé. L’entreprise propose aussi d’autres activités en parallèles. Par exemple, la production de plantes pour la création des chantiers. Nous les revendons aux clients du magasin par la même occasion. Ce dernier est tenu par mon épouse. C’est une jardinerie. On peut y trouver des fleurs, des plantes, de la décoration, etc. Une cellule de bois de chauffage existe pour la période hivernale. Des petites entités parallèles existent aussi comme la consultance agricole, l’expertise, la création de stage pour enfants de 8 à 14 ans durant les vacances. Le tout dans un espace didactique à l’intérieur de mon jardin privé.

Vous avez un message de la part du secteur vert ?

Oui. Avec tout cela, j’aimerais montrer aux clients que l’espace jardin est un endroit privilégié, mais aussi un espace de plaisir et de détente. Le jardin doit être un endroit où l’on se relaxe. Y aller doit être un besoin. S’en occuper ne doit pas être une corvée ! Et je veux aider mes clients à ce que cela devienne ainsi. Et pour y arriver, quoi de plus que notre beau métier. Complexe, dure par le climat et les efforts physiques, mais ho combien enrichissant. Quel beau métier !

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Comment voyez-vous l’avenir ?

Vu sa diversité, je prédis encore un bel avenir pour ce métier, et ce, malgré la crise. Mais c’est à chacun de trouver des niches et des créneaux pour s’adapter. Toujours s’adapter ! Bref, encore beaucoup de travail en perspective… !

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Philippe et le Web

 

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